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CULTURE

L’histoire culturelle peut être divisée en 2 périodes : avant le christianisme, et après.

Avant : C’est avec le passage à l’état d’agriculteurs, appelée aussi sédentarisation, que les peuples de l’Altiplano comme les Quechuas, Urus, Aymaras développent les croyances aux divinités censées leur apporter l’abondance et les protéger des caprices de la nature.
Ces croyances s’accompagnent de rituels composés de musiques, de danses, mais aussi de sacrifices et mêmes de sacrifices humains. Beaucoup de ces croyances se sont perpétuées après l’installation de la religion chrétienne, les indigènes mêlant les vieilles croyances aux nouvelles avec, parfois, la bienveillance des religieux espagnols. Aujourd’hui encore, les marchés aux « sorcières » sont présents et actifs dans toutes les villes de l’Altiplano et les foetus de Llama largement utilisés pour certains rituels (« mesas », fondations, etc.).

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Cérémonie Inca
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Symbole de la Pachamama
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Civilisation Tiwanakote

Tihuanaku est le site archéologique le plus important de Bolivie. C’est le berceau de la culture de cette région. La fameuse Porte du Soleil avec ses motifs gravés témoigne de la culture pré-incaïque.

A l’époque pré hispanique déjà, on connaissait de nombreuses sortes de flûtes et de tambours. Les saisons déterminent le genre de flûtes utilisées : pendant la saison humide, appelée Jallu Pacha, ce sont avant tout les flûtes à bec (ressemblant à nos flûtes douces), les pinkillos sont liés à la Toussaint, les tarkas - taillées dans du bois - au Nouvel-An et au Carnaval. La saison sèche, Auti Pacha en langue aymara, voit apparaître les différentes flûtes de Pan et les quenas.
Pour les peuples indiens, la musique et la danse ont gardé jusqu’à nos jours toute leur signification rituelle. A travers ces cérémonies, ils demandent aux dieux de la montagne de donner la fertilité à leurs champs. Certaines danses, tel le tinku, illustrent leur esprit combatif et il est fréquent que ces danses dégénèrent en de réels combats. Si le sang coule, il est un sacrifice à la Terre-Mère et doit apporter la fertilité.

Après : Les différents ordres chargés d’évangéliser les populations autochtones le feront avec plus ou moins de discernement. De façon assez simple et conventionnelle avec les dominicains, les augustins ou les mercédaires, plus adaptée pour les franciscains et en presque complète harmonie avec les Indiens dans le cas des jésuites, c’est d’ailleurs avec ces derniers que la marque sera la plus forte comme en témoignent les festivals de musique baroque qui la perpétuent aujourd’hui.

La foi chrétienne était devenue la norme

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La population a mis sa ferveur au service de "l’Eglise"
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La cathédrale de Cuzco sur les ruines de l’empire Inca

Le Jour de Santiago (St.Jacques), par exemple, est important car ce saint s’est confondu souvent avec le dieu du tonnerre (Illapu). Tout aussi importantes sont les fêtes de la Vierge Marie, puisque les Indiens vénèrent en elle leur Pacha Mama (Terre-Mère). Outre la Toussaint (Todos Santos) et le Carnaval, les fêtes marquantes se situent principalement à l’époque des semailles ainsi qu’avant et après la récolte.

Les instruments à cordes furent introduits à l’époque coloniale. Le charango, tant apprécié de nos jours, a probablement été crée au 17e siècle d’après le modèle de la vihuela espagnole dont l’usage était alors courant. Il est joué avant tout par les Quechuas, tandis que les Aymaras, fidèles à leurs traditions, n’utilisent que les flûtes et les tambours.

L’époque coloniale a vu surgir de nouvelles danses, le plus souvent à caractère satirique. Avec les Auki-Aukis ou les Waka Thokoris, les Indiens ridiculisent les autorités espagnoles et leurs coutumes.
Cependant , la danse la plus fameuse est sans doute la Diablada d’Oruro, dédiée au Diable, ou plutôt au dieu des mondes inférieurs (Supay). Ici, les croyances païennes et chrétiennes, les cultures indiennes et occidentales sont réunies dans un spectacle unique.

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Pachamama : Vieux rituel toujours trés pratiqué
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"Tinku" : combat rituel où le sang doit couler
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Oruro : La diablada qui est une danse païenne
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Vierge de Copacabana : Tous suivent la procession avec ferveur
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