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Présentation

L’Oriente

Le terme est apparu après le 6 août 1842, date à laquelle a été créé le département du Beni. La région concernée appartenait initialement à la province de Santa Cruz. Le terme Oriente a servi alors à qualifier l’ensemble régional comprenant les départements de Santa Cruz et du Béni, auxquels s’ajoutait le Territoire National des colonies devenu en 1938 département du Pando.
 

« Diversité historique et ethnique liées par une unité géographique ».

 
Facile et difficile à présenter, d’ailleurs le géographe Français JC Roux parle "des orients" dans son livre La bolivie orientale. Facile parce que se sont les plaines de l’Est ou « tierras bajas » mais c’est un peu court, et difficile parce que mélange d’ethnie et de pôles d’attirance (Brésil au nord et à l’est, Paraguay et Argentine au sud), c’est aussi une terre d’aventurier et de « boom », sauvage et un peu mythique (grand Païtiti) qui en aucun cas ne laisse indifférents ceux qui prennent le temps de mieux la connaître.
 
De Placido Molina Mostajo à Laetitia Perrier-Bruslé tous les spécialistes s’accordent pour dire que l’Oriente c’est le département du Béni et celui de Santa Cruz auxquels on ajoute les plaines attenantes des départements limitrophes c’est-à-dire : Pando, Chuquisaca et Tarija ou politiquement dénommée aussi « media luna » parce que donnant l’image d’un croissant. Cela représente alors plus ou moins 750 000 km2, c’est-à-dire les 2/3 du pays, on ne peut donc traiter à la légère une surface pareille..
 
Les chiffres d’abord afin de savoir mieux lui donner sa place :

-  +/- 750 000 km2, +/- 2,2 M d’habitants et + / - 45 % du PIB du pays
-  3 départements complets sur 9 c’est-à-dire 684 867 km2 (Béni, Pando, Santa Cruz)
-  3 départements en partie soit +/- 70 000 km2 restant (Chuquisaca, Tarija et La Paz)
-  La quasi-totalité des réserves d’hydrocarbures sont dans l’Oriente et La totalité de l’élevage bovin se situe également dans l’Oriente
 
(*) Lire l’article intéressant de Laetitia Perrier-Bruslé dans la revue bolivianiste « Lazos » dans son n° 7 (Internet suivant les liens "lazos bolivie") mais aussi les nombreux ouvrages qui traitent de l’Oriente, et notamment La Bolivie orientale de Jean Claude Roux aux éditions l’Harmattan.

La Chiquitania

La Chiquitania

Le nom vient des indiens chiquitanos qui eux-mêmes représentent l’amalgame d’un peu plus de 10 tribus, aujourd’hui ils sont environ 180 000 dont une bonne partie vit dans les anciennes missions Jésuites du département de Santa Cruz. Ce sont les Jésuites qui ont, dès les débuts de l’évangélisation, organisé le regroupement des tribus sous une même appellation.
La Chiquitania est une des grandes régions de la Bolivie puisqu’elle représente la plus grande partie du département de Santa Cruz qui couvre lui-même les 1/3 du pays, le reste du département est constitué par le Chaco et les Vallées.
Les connaissances que nous avons de cette région sont liées à celles de ses habitant et elles nous viennent des conquistadors et surtout des pères Jésuites qui ont créés les réductions, plus connues sous l’appellation de missions. Avant la colonisation ces peuplades vivaient de façon semi nomades en totale harmonie avec la nature, et n’ont laissé aucune trace historique.

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Paysage de Chiquitania

Cela fait 450 ans environ que les premiers européens se sont installés dans la région dans le sillage de Nuflo de Chaves. Ce premier contact va laisser la Chiquitania dépeuplée à cause des maladies transmises par les européens et la capture d’esclaves revendues dans les vallées ou dans les mines de l’altiplano. C’est une des raisons pour laquelle les tribus indigènes ont fini par venir demander l’envoi de missionnaires et en 1691 sera fondée la 1ère mission à San Javier.

Les Chiquitanos représentant l’ethnie majoritaire, c’est leur langue qui sera retenue par les padres, lesquels vont très intelligemment christianiser ces populations tout en leur permettant de conserver leur culture et leur tradition. Ce succés va finalement se retourner contre les Jésuites et ils seront expulsés de tous les territoires espagnols en 1767. Ils seront remplacés par d’autres ordres religieux mais accompagnés, cette fois, de fonctionnaires espagnols. Les excès vont reprendre et les indigènes vont abandonner peu à peu les missions qui disparaîtront vers 1850, les colons vont s’accaparer les possessions des Jésuites et réduire les indigènes en main d’œuvre taillable et corvéable à merci. Un certain nombre d’indigènes vont fonder des communautés « misional » qui existent encore aujourd’hui, elles sont directement inspirées des missions Jésuites où ils vivaient en paix. La plus connue est celle de San Antonio de Lomerio.

Le boom de la Quinquina et les 2 booms de la goma qui demandaient beaucoup de main d’œuvre vont voir une nouvelle forme d’esclavage sur base d’endettement. En 1932 lors de la guerre du Chaco, un certain nombre d’indigènes fonderont de nouvelles communautés pour échapper à l’enrôlement forcé. La construction du chemin de fer commencée en 1938 verra les mêmes besoins de main d’œuvre et les mêmes abus à l’encontre des indigènes.

A partir de 1952 la réforme agraire permettra l’organisation de communautés indigènes autorisées à s’autogérer. Mais à partir de 1970 l’action conjuguée des grandes entreprises forestières, des éleveurs et des colons (Japonais, Mnemonites, Indiens de l’altiplano) vont pousser les indigènes à se convertir en agriculteurs, éleveurs ou main d’œuvre bon marché.

le Pantanal

Le Pantanal

Le Pantanal n’est pas vraiment une sous région de l’oriente, il fait intégralement partie de la "Gran Chiquitania". C’est surtout et avant tout une addition de plusieurs écosystèmes correspondant à une particularité physique : marécage, lagunes, etc….avec sa faune et sa flore. Encore préservé mais peut-être plus pour longtemps, parce que mitoyen du pantanal il y a d’énormes gisements de fer (Mutun).
 

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La laguna Caceres à Puerto suarez

Sanctuaire écologique avec une superficie totale de presque 500 000 km2 répartie entre la Bolivie, le Brésil et le Paraguay pour le reste. Le Pantanal est considéré comme le plus grand marécage du monde. Spectaculaire, paradisiaque sont les termes qui reviennent le plus souvent dans la bouche des visiteurs. Ici domine le vert de la nature et le mouvement de ses occupants : singes, caïman (appelés ici Yacaré) anaconda (sicuri), oiseaux de toutes tailles et de toutes couleurs, et beaucoup d’autres animaux.
 

C’est le rio Paraguay qui alimente le pantanal en eau, ainsi que ses multiples lacs et lagunes. Mais il faut parler « des » Pantanals car on distingue le Pantanal Nord associé au Pantanal Brésilien et situé au Nord de la ville de Puerto Suarez, puis au sud de cette même ville on parle du Pantanal Sud associé également au Pantanal Brésilien qui est de loin la plus grande part du Pantanal, notamment parce que le rio Paraguay ne coule qu’au Brésil
 

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caïmans et marécage

Le Pantanal bolivien (Nord et Sud) est la partie la mieux conservée du Pantanal, il occupe une superficie de 31 899 km², soit une étendue supérieure à celle de la Belgique, et il a une grande importance écologique car c’est une mosaïque très complexe de lacs, de lagunes, de marais, de rivières, et de savanes inondées, de palmeraies, de forêts sèches et de collines. Le Pantanal régule le cycle des inondations et des sécheresses dans une grande partie de l’est bolivien. On y trouve de grandes quantités d’espèces végétales et animales dont au moins 197 espèces reconnues de poissons plu,s de 70 espèces d’amphibiens et de reptiles, plus de 300 espèces d’oiseaux et plus de 50 espèces de grands mammifères. Après la zone marécageuse du Pantanal le río Paraguay continu son cours en entrant au Paraguay puis vers la ville d’Asuncion et rio de la plata.
 

Le Pantanal bolivien est beaucoup plus riche en diversité biologique, car bien moins altéré, que les parties brésiliennes de ce dernier. Dans le site, on trouve également le bosque Chiquitano, une grande superficie de forêt humide, semi sèche et sèche, qui est aussi la plus intacte du monde.

Santa Cruz, les vallées

Santa Cruz de la Sierra et les vallées

La ville de Santa Cruz de la Sierra est aujourd’hui au bord du rio Piraï c’est à dire à la limite naturelle des vallées et de la plaine. Mais il faut se souvenir que la ville a été fondée le 26 février 1561 par Nuflo de Chaves, conquistador Espagnol, à 220 km plus à l’est (aujourd’hui San José de Chiquitos). L’hostilité des tribus et l’isolement amèneront les responsables à déplacer la ville sur l’emplacement actuel.
La capitale de l’oriente est sans conteste aujourd’jui la ville la plus dynamique du pays, la plus peuplée mais aussi la capitale économique. Dotée d’un aéroport international (Viru Viru International) accessible à tous les types d’appareils, alors que La Paz reste handicapée par sa haute altitude (aéroport à 4100 m), Santa Cruz de la Sierra draine une grande partie du trafic passagers et du fret arrivant en Bolivie.
 

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Santa Cruz : La cathédrale

Les vallées crucenas, pour les différencier des vallées de Cochabamba, sont le début de la cordillère orientale, la plus connue est celle où l’on trouve la ville de Vallegrande. En effet c’est non loin de cette sous préfecture qu’a été tué "Che" Gevara, célèbre guerrillero compagnon de Fidel Castro.
 

Ces vallées alimentent en légumes la ville et la région de Santa Cruz, elles sont aussi connues pour quelques endroits touristiques comme le Fort de Samaïpata, les lagunas volcanes, le parc Amboro et les Yungas. Elles étaient à l’époque des missions, peuplées principalement par les indiens Chiriguanos réputés pour leur vaillance et leur opposition à la colonisation espagnole.
 

Ces vallées connaissent un régime de pluies important, en effet les nuages venant d’Amazonie viennent "buter"contre la cordillère occasionnant de très fortes précipitations, lesquelles génèrent d’importantes crues des 2 plus grosses rivières de la région : Le rio Piraï et le rio Grande.

le Chaco

Le Chaco

On peut sans ses tromper dire que c’est une plaie dans l’identité Bolivienne encore aujourd’hui, car la défaite face au Paraguay dans la guerre du Chaco (1932 – 1935) a fait perdre à la Bolivie la plus grande partie du Chaco (200 000 km2) qui représente aujourd’hui la moitié du territoire Paraguayen, ce n’est pas rien. Mais l’histoire nous apprend que, avant l’indépendance cette région intégrée dans le territoire de l’audience de Charcas n’avait pu être, ni soumise par les conquistadors, ni évangélisée par les différents ordres religieux (Franciscain et Jésuites) envoyés sur place ; et après l’indépendance le pouvoir Bolivien n’a finalement jamais su quoi faire de la région du Chaco.
 

Les habitants du Chaco bolivien ont des traditions et une culture identiques à celles de leur cousins Paraguayens et Argentins. Région un peu oubliée après la guerre du Chaco, elle peine à sortir de l’anonymat, mais la découverte de gisement de pétrole et de gaz a récemment changé la donne.
 

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Traditions du Chaco

Le Chaco c’est le fief des "Guaranis" qui sont environ 130 000 répartis entre les départements de Santa Cruz (our la majorité), de Chuquisaca et Tarija.

Les touristes peuvent visiter des estencias et partager la vie des vacqueros Chaquenos, il est également possible de rencontrer des tribus guaranis vivant encore comme leurs ancêtres de chasse et de cueillette.
 

Cette région si particulière commence au sud de la route Santa Cruz - Puerto Suarez jusqu’au Paraguay et s’étend d’Est en Ouest de la frontière du Brésil aux premiers contreforts de la cordillère orientale. C’est une région au climat aride et sec, très chaud en été et froide en hiver car souvent balayée par le vent du sud, le fameux "surazo" qui remonte depuis la Patagonie.

Haute Amazonie

La haute Amazonie

Ce sont les départements du Béni et du Pando qui symbolisent la haute Amazonie. Même si le Parc National Madidi est situé sur la petite partie amazonienne du départemet mitoyen de La Paz.
 

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Un ami sympathique.....

Rivières serpentant au milieu de plaines inondées plusieurs mois de l’année avant de se jeter dans les 3 plus importants qui finissent dans l’Amazone quelques milliers de km plus loin, ce sont le Béni, le Mamoré et l’Itenez. C’est le royaume de la faune traditionnelle de l’Amazonie : caïmans ou yacarés, cascabels ou serpenst à sonnette, pumas ou tigre, anaconda, mais aussi dauphins d’eau douce, piranhas et autres poissons comme le Tucunare t le Surubi. Le dauphin d’eau douce de couleur un peu rosé est appelé communément "bufeo" et les organisations touristiques ont même créé une route des "bufeos"
 

L’autorité a été longtemps absente de cette région éloignée et un peu mystérieuse, laissant le champ libre aux aventuriers attirés par la récolte du Quinquina (1820 - 1880) puis de la "goma" ou caoutchouc (1880 - 1910) . Si les structures étatiques sont aujourd’hui à peu près correctement représentées, ces terres d’éleveurs de bétails et de petits agriculteurs restent encore difficiles d’accès, notamment en saisons des pluies : large zones inondées et par la suite peu de routes et de chemins résistent à l’action des eaux. C’est le royaume des "avionetas" qui assurent les liaisons entre les petites villes et les grandes estencias. Cette région s’est surtout réveillée avec l’exploitation du Quinquina et du caoutchouc, mais elle est rapidement retombée en léthargie avec la fin des fameux "booms".
 

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Taxi amazonien : les lanchas

Le département du Beni a été créé le 6 août1842 par une division de la province de Santa Cruz, et celui du Pando en 1938 par changement d’appellation du Territoire National des colonies. Ces 2 départements dans leur intégralité avec celui de Santa Cruz constituent l’Oriente ou "media luna".

Parcs nationaux

Les parcs nationaux

Ils sont encore trop peu visités et c’est dommage.
 

Parc national Noël Kempf Mercado : Situé à la frontière du Brésil, il est un des plus connu mais il reste difficile d’accès. Ce sont surtout ses cataractes qui sont célèbres, en effet le parc est situé sur la ligne de partage des eaux entre le bassin de l’Amazone et celui du Paraguay. Il n’est plus à notre programme car son administration ne peut, pour le moment, offrir des conditions de visite et de séjours adaptées à nos clients
 

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Parc Noël Kempf

Parc Amboro : Situé dans les vallées il est connu pour ses fougères géantes et de nombreuses espèces d’oiseaux sans oublier les lagunas volcanes. Proche de Santa Cruz, il offre plusieurs facettes et de nombreuses possibilités en fonction de la partie visitée. Ce parc n’est équipé que dans ses parties périphériques nord et sud, la plus grande partie de sa superficie reste vierge et peu connue. Les guides estiment qu’il faut 15 jours en autonomie complète pour le traverser du nord au sud.
 

Parc Kaa-Iya : Il regroupe la plus grande partie du Chaco et permet de mieux connaître la faune et la flore de cette région. Ce parc n’est pas trés visité parce que situé dans le Chaco où les infrastructures, notamment routières, sont rares il est cependant le plus vaste du pays et des plus intéressants.
 

Parc de San Mathias : C’est le Pantanal bolivien dans sa partie nord, peu connu mais mieux préservé il représente la partie la plus authentique du Pantanal qui s’étend sur 3 pays (Brésil, Bolivie et Paraguay).
 

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Parc Otuquis

Parc national Otuquis : A l’extrème sud-est du département de Santa Cruz, il permet un accès au Pantanal sud et l’Est du Chaco. Riche en faune facilement observable parce que constitué de savanes où les animaux peuvent moins se dissimuler qu’en forêt, il est de plus facilement accessible et on pent le traverser en allant de Puerto Suarez à Puerto Bush.
 

Parc National Madidi : Située aux limites des départements de La Paz et du Beni, il est une porte ouverte sur l’Amazonie bolivienne. l’accès le plus simple se fait par la petite ville de Rurrenabaque.

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